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Cameroun : un scrutin décisif pour l’avenir politique du pays

Le Cameroun vit ce dimanche 12 octobre 2025 l’un des moments les plus importants de sa vie politique récente. Les électeurs sont appelés aux urnes pour désigner leur prochain président de la République, dans un contexte marqué à la fois par des attentes fortes de changement et par les interrogations autour de la stabilité politique du pays.

Par José Bénito

Après plus de quatre décennies au pouvoir, le président sortant Paul Biya, âgé de 92 ans, brigue un huitième mandat. Sa candidature, qui suscite autant de soutien que de critiques, symbolise à elle seule les défis d’un pays partagé entre la continuité et le désir d’alternance. Face à lui, une opposition diverse, bien que fragmentée, tente de capitaliser sur la lassitude d’une partie de la population et sur la volonté d’ouvrir un nouveau chapitre politique.

 Les grands enjeux du scrutin

Cette élection présidentielle ne se limite pas à la désignation d’un chef d’État. Elle cristallise plusieurs enjeux majeurs pour l’avenir du Cameroun :

À commencer par la légitimité démocratique : la transparence du vote et l’intégrité du processus électoral seront observées de près par les citoyens, les partis d’opposition et les organisations internationales. Ensuite, l’alternance politique : beaucoup voient dans ce scrutin une occasion de tester la capacité du pays à renouveler son leadership après plusieurs décennies de continuité au sommet de l’État. Pour certains, c’est l’occasion ou jamais de battre Biya dans les urnes.  Il y’a aussi les défis socio-économiques : chômage des jeunes, inégalités régionales, sécurité, gouvernance… autant de sujets qui restent au cœur des préoccupations et qui guideront le choix des électeurs. Qu’il s’agisse de Biya ou d’un autre, le futur président du Cameroun est fortement attendu sur ces questions.

La participation citoyenne sera l’un des premiers indicateurs scrutés. Une forte mobilisation pourrait traduire une volonté de changement ou de soutien massif au pouvoir en place. Le rôle de l’organe électoral ELECAM, ainsi que les réactions des observateurs nationaux et internationaux, seront déterminants pour renforcer la crédibilité du processus.

Cale dit, quelle que soit l’issue de ce vote, ce 12 octobre 2025 restera une date clé dans l’histoire politique du Cameroun. Il pourrait marquer soit la poursuite d’un long règne présidentiel, soit le début d’une nouvelle ère pour ce pays stratégique d’Afrique centrale.

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